7 mai 2010

Shark Swarm (James A. Contner - 2008 - TV)

> Petites bêbêtes — admin @ 13:54

Shark Swarm - Jaquette

Pfiouuu, un téléfilm en deux parties, 2h45, sur des requins qui se réunissent et qui bouffent tout le monde… Je dois dire que d’expérience, je m’attendais à un truc tout pourri, pire encore que les Nu images. Quelle ne fut pas ma surprise d’assister à un début prometteur, avec des images de synthèse tout à fait correctes, voire par moment bluffantes! On pouvait admirer des requins de différentes espèces (Grand Blanc, Peau bleue, Marteau…) se rassembler et se chamailler entre eux. Et ma première impression “Woaw, c’est pas trop mal fait” m’a fait croire un instant que j’allais passer un bon moment. Evidemment, c’était sans compter sur un réalisateur mou du genou, incapable de faire vivre ses créatures digitales. Les premières attaques sont nombreuses mais mal torchées comme c’est pas permis, avec une erreur classique, mais répétée incessamment: on ne voit que le début de l’attaque et puis hop, fondu au noir… Epouvantable!! Plein de gens sont dévorés, mais on s’en fout ro-ya-le-ment! La moindre petite vidéo de Youtube montrant une attaque de requin est encore plus efficace! Pourquoi certains metteurs en scène ne comprennent-ils pas que pour une mort soit impressionnante, il faut un minimum s’apesantir sur sa disparition? Ne serait-ce que montrer le grand océan qui ne rend jamais ses victimes? Mais dans ce film, c’est encore bien pire que ça!!! Il y a une bonne dizaine d’attaques, donc autant de disparitions! Et on n’en parle quasiment pas, rien de rien. Des gens meurent, et tout le monde s’en fout complétement. Le plus grotesque est encore cette petite fille qui a peur de l’eau. Au début du film, une gentille madame sur la plage essaie de la convaincre qu’il n’y a aucun danger et forcément se fait dévorer devant ses yeux. Je crois que si j’avais du assister à cela à son âge, j’aurais pissé dans mon froc, traumatisé au moins pour une dizaine d’années. Et bien, la gamine, rien de rien… Tout au plus, elle essaie d’expliquer à sa mère qu’il y a eu un problème et cette dernière, vissée à son GSM ne l’écoute même pas. Le comble survient vers la fin, où cette même gamine se retrouve sur un matelas gonflable, et qu’un gentil maître nageur essaie lui aussi de la rassurer. Il subira le même sort, et la gamine sortira de l’eau comme si elle sortait de la piscine… Gaaaaaaaaaaaaaaaaa…. Je sais qu’on vit dans un monde de plus en plus insensible, mais là, tout de même, si ca commence déjà à cet âge-là, on est mal barré!

Shark Swarm - Snap

Bref, vous l’aurez compris, tout est fait pour ne pas choquer les malheureux qui regardent cette fiction à la télé. Un machin totalement dépourvu d’émotion, et ce n’est pas le jeu des acteurs qui va changer quoi que ce soit. Daryl Hannah cachetonne, et à moins de lui donner des bons rôles, cette actrice a le don de ne faire que le strict mininum. Quand à Armand Assante, qui reste néanmoins charismatique, je me demande s’il ne devrait pas penser à prendre sa retraite, tant en veillissant son jeu d’acteur se remplit de tics! Maintenant, à leur décharge, on ne peut pas dire qu’il y avait moyen de faire quoi que ce soit avec des personnages aussi  vides. Un seul d’entre eux avait ma sympathie, et c’est le seul qui est tué par balle dans une intrigue qui justifie mollement cette attaque massive de requins par des déchets toxiques illégallement vidés dans la mer (waaaah, ça alors…). Inutile de dire qu’il meurt aussi comme une grosse merde, et que personne ne versera une larme sur son sort (il aura tout de même à la fin l’honneur de donner son nom à un bateau). Bref, le seul intérêt reste donc certains plans digitaux, certains étant un peu loupés, mais d’autres très réussis… D’autant plus réussis qu’on ne pourra jamais voir une armée pareille dans la réalité. Par contre, des films assez pourris, ça, c’est assez facile… Suffit d’en regarder un où il y a Shark dans le titre… Ah non, Swimming with Sharks, tiens… ^^

Verdict: 3/10

Soundwave

Retrouvez tous les autres Shark Movies dans mon dossier.
Cet article s’autodétruira dans quelques temps pour le rejoindre, d’ailleurs…